La France et le monde de la littérature ont connu l’une des figures emblématiques du combat féministe en la personne de Simone de Beauvoir. Elle était celle, qui, en son époque, engage son parcours littéraire dans une lutte sans merci exclusivement pour la cause des femmes. Elle a sillonné les recoins de la France, son pays natal. Elle enchaîne les nombreux déplacements dans d’autres régions du monde. Au cours de son combat, elle noue un lien de collaboration avec d’autres féministes venant d’horizons différents. Beaucoup de personnes connaissent en tant que témoin ou par le biais de l’histoire, cette grande féministe du XXe siècle. 

L’enfance de Simone de Beauvoir et ses débuts en littérature

La famille de Beauvoir a élu domicile dans un appartement sis en haut du restaurant La Rotonde, boulevard du Montparnasse. La petite Simone a vu le jour dans cet appartement le 9 janvier 1908. Elle est issue d’une famille bourgeoise qui s’implique profondément dans le catholicisme. Ses parents, Françoise et Georges de Beauvoir l’ont élevée avec sa petite sœur Hélène dans la décence. En 1919, entraînée par la faillite des grands-parents, la famille est obligée de déménager rue de Rennes. Pourtant, le nouveau logement est moins confortable et n’a pas d’eau courante. Les difficultés financières font suite à une vie qui bascule progressivement vers la pauvreté. Plus tard, quand Simone de Beauvoir écrit pour la première sa biographie, elle mémorise ses années d’enfance dans un récit intitulé « Mémoire d’une jeune fille rangée ». En tant que mémorialiste, elle raconte brièvement dans son écriture la nature du lien familial par rapport aux années antérieures. Malgré tout, la nostalgie du passé ronge le sentiment de la jeune Simone. Elle ne peut pas s’empêcher de revenir souvent au restaurant La Rotonde pour déjeuner, comme font les artistes et les intellectuels de l’époque. Dans ce haut lieu du Montparnasse, elle s’y sent en sécurité pour développer les inspirations avant de les mettre par écrit. Cela dit, rendez-vous sur www.lessaintsperes.fr pour découvrir le parcours d’une telle femme à l’image de la littérature française.

L’adolescence et la jeunesse de Simone

La littérature fait partie de la passion de la jeune femme. Elle n’arrête pas d’écrire, d’ailleurs, elle est déjà à ses débuts. Avant tout, elle fréquente l’école catholique réservée aux jeunes filles qui est La Cour Désir. Elle termine ses études secondaires dans cet établissement où elle fait la rencontre avec une amie de sa classe, Élisabeth ou Zaza pour les intimes. Toutes les deux, elles sont brillantes dans les études. Plus tard, Zaza est handicapée par une brûlure grave qui la condamne durant un long moment. De son côté, Simone de Beauvoir continue son ascension dans l’école La cour Désir bien que la qualité de l’enseignement laisse à désirer. L’artiste s’engage en profondeur dans la passion de lecture au moindre temps libre. Simone de Beauvoir focalise ses critiques sur le catholicisme. Des années plus tard, elle se consacre à l’athéisme pour devenir elle-même athée. Quand l’école Cour Désir ferme les portes, Simone de Beauvoir se met à la conquête de la Librairie des Femmes, là où elle découvre une quantité inestimable de livres écrits par des femmes. Pour elle, c’est le commencement d’une grande expédition.

La vie mondaine de Simone de Beauvoir

Il est vrai que l’artiste devient indépendante au fil du temps et ne dépend plus financièrement de sa famille. Sa passion pour la lecture et pour l’écriture ne cesse d’évoluer. Elle trouve le plus souvent le temps de fréquenter les amis intimes dans les bars à cocktail à des heures tardives. Elle écrit les romans sans restriction de temps, se lie d’amitié avec de hautes personnalités, en particulier Boris et Michelle Vian. Les restaurants très réputés sont leur lieu de rendez-vous. Son premier roman intitulé « L’Invitée » est sorti en 1940. Puis, la vie sentimentale et politique de l’écrivain et philosophe se montre au grand jour. Les rendez-vous intimes se multiplient dans l’appartement de la rue Schœlcher qui est important pour Simone de Beauvoir. Elle y a vécu des moments mémorables avec son amoureux Claude Lanzmann. Le philosophe Jean-Paul Sartre est aussi l’un de ses amis intimes. Simone de Beauvoir a consacré une grande partie de son existence à des luttes politiques, particulièrement au « Mouvement de Libération des Femmes ». Claudine Monteil la rencontre pour la première fois. Elles se mettent coude à coude afin de lutter pour le respect du droit de la femme, un combat qui n’en finit pas avec le nombre de plus en plus grandissant des féministes.

Que représente Jean-Paul Sartre dans la vie de Simone ?

Finalement, le tour est venu pour les amis intimes de Simone de Beauvoir en s’intéressant à sa biographie. C’est ainsi que son amie intime, Claudine Monteil écrit « Les amants de la liberté » pour raconter sa vie avec l’écrivain et philosophe Jean-Paul Sartre. Ils se sont connus à l’université de Paris. Simone y étudie les mathématiques, les lettres et la philosophie après avoir décroché son baccalauréat. Leur relation dure pendant plus de 30 ans, une relation qui se transforme en « un amour nécessaire » qu’ils entretiennent au quotidien. Ils se livrent à des moments de rudes travaux d’écriture. Elle reçoit le diplôme de doctorat ès lettres en 1929, juste derrière Jean-Paul Sartre. Ils se mettent à table et toujours avec de quoi écrire pour la suite de leur roman. Le quartier de Montparnasse connaît tout de leurs habitudes journalières lorsqu’ils viennent déjeuner ou observer les autres finir leur repas avant de s’en aller. Le mouvement de mai 68 n’épargne pas la liberté à Simone de Beauvoir. Elle est plus ou moins régulièrement surveillée de près par des agents en civil. Cela ne lui facilite pas les fréquentations des amis et collègues de travail. Sa relation avec son compagnon légendaire est également affectée.